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ZAM-KÉ, PLEBISCITÉ PAR LES NATIONS UNIES ET LE GOUVERNEMENT TOGOLAIS

Aimée, en compagnie de la Coordinatrice des Nations Unies au Togo et du Ministre de l'Environnement.En pleine signature...Une heureuse poignée de mainAimée, photo de groupe PNUD

ZAM-KÉ, (une des Activité Génératrice de Revenu de l’ONG Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus – STEJ -représentée par sa directrice Melle Aimée Abra Tenu, à droite sur la photo ci-contre) s’est vu récompensé pour son travail innovant en faveur de l’environnement par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), via le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Togo.

Ainsi, grâce à son activité de valorisation et de transformation des déchets plastiques tels que les sachets d’eau pure water, en sacs et accessoires de mode vendu au Togo et à l’international, ZAM-KÉ a reçu une subvention de 46.000 $.

Depuis 2009 c’est la cinquième fois que des organisations de la société civile bénéficient du Programme de Micro-Financements du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM). Permettant d’identifier et d’encourager les actions identifiées par les communautés et menées par la société civile, le PMF/FEM appuie et accompagne financièrement chaque  projet jusqu’à hauteur 50.000 $ de subvention non remboursable. ZAM-KÉ, sélectionné avec 15 autres associations, parmi 127 projets candidats, a su retenir toute l’attention du comité d’étude chargé d’étudier les dossiers reçus.

 

UN MODELE EN APPUI AU GOUVERNEMENT

La valorisation de déchets plastiques est un enjeu de taille au Togo où le gouvernement peine à endiguer leur profération endémique.

La plupart des déchets se retrouvent ainsi abandonnée à l’air libre, ou vaguement enterrés, et leur lente décomposition (estimée à plusieurs centaines d’années pour certains) pollue les sols, les terres arables et les nappes phréatiques, contaminant de leurs résidus toxiques l’ensemble de la chaine alimentaire.

Aussi, le Ministre de l’Environnement et des ressources forestières, M. André Jonson se réjouit-il «  de constater que la société civile participe à ce travail citoyen » ;  car ainsi qu’il le rappel avec force « quand il s’agit des questions relatives à l’environnement, la tâche n’incombe pas seulement à mon ministère, mais c’est un travail de tout le monde ». C’est pourquoi le travail de ZAM-KÉ a sur également retenir toute l’attention du jury, d’autant plus qu’il semblerait que ce soit justement la société civile qui soit la plus active en matière de traitement de ces déchets…

En  offrant une nouvelle vie prestigieuse aux sachets d’eau qui jonchent le sol de la capitale togolaise ZAM-KÉ, redonne non seulement une propreté certaine aux sols togolais mais également un véritable emploi et un avenir fiable aux femmes qui réalisent les créations de façon entièrement artisanale.

De surcroit, le modèle économique ZAM-KÉ est un exemple typique de la réussite du  Social Business développé par M. Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix 2006. En cela ZAM-KÉ  a pour objectif le bénéfice social plutôt que le profit personnel débridé. Par conséquent bien que les investisseurs puissent récupérer l’intégralité de leur mise financière, ZAM-KÉ ne leur reverse aucun dividende car les profits sont entièrement réinvestis dans l'activité.

Ce faisant, ZAM-KÉ renforce sa position d’acteur incontournable dans la lutte contre la pauvreté, l’autonomisation des femmes et la protection de l’environnement dans la dynamique d’un développement durable au Togo.

 

L’IMPLICATION DES COMMUNAUTES PLEBISCITEES

Cette année, la cérémonie de signature des protocoles de financement a eu lieu entre Mme Khardiata Lo Ndiaye, Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies et Représentante Résidente du PNUD au Togo et les représentants des 16 organisations de la société civile bénéficiaires.

           Selon Mme Khardiata Lo Ndiaye, les bénéficiaires de ces financements doivent donner la priorité à l’investissement sur le terrain. "Ils doivent impliquer aussi les communautés pour lesquelles ces projets ont été soumis. Nous allons rechercher cette année, des champions. Nous allons mettre tous les projets en compétition pour donner un bonus supplémentaire à quelques organisations qui auront montré des résultats extraordinaires", a-t-elle souligné.

De la collecte des sachets plastiques réalisée par  les communautés volontaires qui les revendent ensuite à l’atelier de fabrication, ZAM-KÉ fédère et suscite l’approbation de tous.  Grâce au savoir faire développé par les couturières de l’atelier de fabrication, recrutées et formées par l’association, ZAM-KÉ conjugue autonomisation des femmes et réussite économique.

 

UNE SUCESS STORY PROMETTEUSE

En plein essor face à l’engouement que suscite à la foi le projet de ZAM-KÉ (qui signifie «réutilise-moi de nouveau» en Ewé) et la renommée de ses créations originales,  Melle Aimée Abra Tenu, instigatrice du projet mais également fondatrice l’ONG STEJ porteuse de la structure, fait face à une demande internationale croissante qui confirme le succès de son initiative.

Aussi nous confie-t-elle avoir  « véritablement besoin d’agrandir [notre] capacité de production. ». Grace à la subvention octroyée par le PNUD, ZAM-KÉ à d’ors et déjà mis en chantier la construction d’un deuxième atelier de confection à Kpalimé et envisage de multiplier par 3 la capacité de production de son atelier à Lomé.

Il se dirait même, dans le cercle très confidentiel des découvreurs de nouvelles tendances, que la collection de ZAM-KÉ s’élargirait de modèles en édition limitée réalisés dans des matériaux inédits, toujours recyclées… Affaire à suivre donc, pour ce qui s’annonce déjà comme le must have de l’année !

Lomé, Décembre 2013, Siege du PNUD. 

Crédit photos : Emile Kenkou / UNDP Togo

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